Œuvres commentées
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Suzanne Valadon vue par Steinlen

Le portrait de Gustave Charpentier (1860-1956)

Ce musicien doué suit des études de musique à Tourcoing avant d’intégrer le conservatoire de Paris. Là, il reçoit des prix d’écriture en 1885-1886, puis il obtient le 1er Grand Prix de Rome avec sa cantate Didon en 1887. De 1888 à 1890, il est à la Villa Médicis, où il compose une bonne partie de son œuvre, dont l’opéra (par la suite qualifié de « naturaliste ») Louise, son plus grand succès, joué depuis 1900. L’intrigue de celui-ci se déroule d’ailleurs en partie à Montmartre.
Proche des milieux anarchistes dans les années 1880, créateur du conservatoire populaire Mimi Pinson (où les femmes avaient accès gratuitement à l’instruction musicale), la fin de sa carrière le verra couvert par les honneurs académiques : il intègre l’Académie des Beaux-Arts en 1912, succédant à Jules Massenet.
Steinlen le représente donc au moment où le compositeur commence à connaître la gloire, après le triomphe réservé à Louise deux ans auparavant. Un même intérêt pour la description de la vie quotidienne des gens simples, du petit peuple de Montmartre, semble alors unir les deux artistes.
Portrait de Gustave Charpentier (1902) Portrait de Suzanne Valadon Danse à la ville (1883) Suzanne Valadon (vue en contre-plongée), 1896. Autoportrait de face Portrait d'Anatole France (1920) Portrait de Jehan Rictus (1914) Femme à la guitare ou Victorine Meurent (vers 1884)


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